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infiniti q70
26/05/2015

Essai de l’Infiniti Q70 2,2D Premium

Nous allons passer près de 10 jours en sa compagnie pour une vadrouille qui va nous mener de Paris à Strasbourg, d’Alsace en Camargue, agrémentée d’autoroutes et de départementales. Quel sera l’équilibre entre confort et sportivité ? Si Infiniti est le sponsor moteur de l’écurie de F1 Red Bull, cela se traduit-il sur tous ses modèles ? Après avoir essayé le Q50 Hybrid (à lire ou relire ici) qui répondait par l’affirmative à ce point, voyons ce que le nouveau regard du Q70 nous dévoile après 3 000 km d’essai qui nous ont amenés vers de vrais taureaux… noirs !

Héritier de la majestueuse M37, le Q70 a pour fonction de coiffer la gamme des berlines Infiniti. Taille imposante (on frôle les 5 m), dessin travaillé (surtout depuis ce facelift), équipement pléthorique, confort en adéquation avec le gabarit, tout est réuni pour passer un bon moment derrière le volant, ou sur les sièges arrière. Entre mon impression et celles de mes passagers, voyons ce que le vaisseau amiral de la marque japonaise a dans le ventre.

Taureau gracieux

Nouveaux feux avant et arrière inspirés de sa cadette plus récente, ce rajeunissement fait du bien à cette imposante limousine. L’utilisation des Led pour affiner le regard est judicieuse et bien pensée. Je retrouve même dans le dessin général (et surtout le décroché de la partie arrière) une inspiration venue d’Italie et plus précisément de la Maserati Quattroporte.

J’aime particulièrement le traitement des ailes avant qui empiètent sur le capot, formant une courbe gracieuse qui s’achève sur les phares avant. Il constitue un des points forts stylistiques de la voiture.

Quelques détails chagrinent. Les touches chromées sur la malle de coffre et la face avant sont en plastique. Ça ne gâche pas l’effet visuel, mais l’aspect qualitatif en pâtit un peu. Cela est vite estompé lorsqu’on se concentre sur la peinture, vraiment profonde, gage de qualité de l’application des nombreuses couches.

Vient le moment de s’installer. Sièges et colonne de direction à réglage électrique (et mémoire), je trouve rapidement une position confortable. Le cuir est de bonne qualité, agrémenté de surpiqûres contrastées qui donnent une touche de classe du plus bel effet. Les plastiques sont excellents eux aussi, sauf celui qui entoure la magnifique horloge sur la partie centrale de la console supérieure. Cela est d’autant plus surprenant que le dessous de ladite console est en cuir… Bref, un détail, mais qui se voit quand même. Tout comme les applications en bois (du frêne japonais), qui paraissent en plastique tellement il est laqué… Mais j’aime beaucoup l’ambiance chaleureuse qu’il donne à l’ensemble.

De même que j’apprécie le dessin fait par les touches de métal brossé et ce même bois venu d’Asie. Il semble animal, presque vivant, contribue au bien-être ressenti à bord et rappelle celui des ailes avant qui m’a tant plu. Cet alliage de matériaux nobles aux lignes travaillées est une vraie bonne surprise.

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L’ergonomie me paraît adaptée au premier abord, les commandes tombent bien sous les mains et j’apprécie immédiatement le positionnement des boutons sur la partie supérieure de la console centrale, plus à l’horizontale que d’habitude et que l’on peut manipuler sans avoir à « casser » le poignet. Une bonne idée de l’avoir inclinée.

De nombreuses fonctions sont accessibles via l’écran tactile mais l’on garde la main sur les principales (musique et climatisation) via des boutons judicieusement placés. Et si le tactile ne vous convainc pas, vous avez toujours une molette qui aide à naviguer dans les menus et sous-menus (validation classique en appuyant en son centre).

Les rangements sont nombreux, mais de capacité moyenne, sauf le porte-canette de la console centrale qui, si on enlève le premier support, permet d’accueillir les gobelets XXL de fast-foods américains, ou les nouveaux smartphones toujours plus grands.

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Un rapide regard à l’arrière me dit que mes futurs passagers vont être heureux de se trouver à ces places privilégiées, sauf la centrale, dont le confort est plus relatif. Cela est dû à la présence d’un accoudoir dans le dos et du tunnel de transmission au niveau des jambes. Malheureusement, c’est le lot de nombreuses berlines en ce moment, à considérer comme des 4 + 1, tant cette 5e place semble n’être là que sur la carte grise. D’où l’intérêt de monospaces pour le transport de troupes.

Dernier élément à explorer avant de partir, le coffre. L’ouverture est accessible, via un bouton à l’intérieur, un sur la télécommande ou un autre situé dans la baguette. L’on découvre alors un coffre profond et vaste, à l’accès large et à même de supporter une quantité de valises et de cartons (testé et approuvé). Petit bonus, la fermeture assistée : plus besoin de claquer la malle, elle se ferme toute seule une fois rabattue. Mais dès lors, pourquoi ne pas offrir une ouverture et une fermeture entièrement automatisées, voire commandées avec le pied comme sur certaines concurrentes ?

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Me voilà donc avec une belle et grande voiture qu’il me tarde de découvrir. Mais la première partie de mon trajet consiste à naviguer dans Paris à la recherche de mon copilote. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas le terrain de jeu favori de la belle, et moi je ne suis pas particulièrement fan de la conduite agressive adoptée dans la capitale. Mais n’ayant pas le choix, je m’y colle.

Pas à l’agressivité, je vous rassure. Dans cette ambiance plutôt zen, j’en profite pour me familiariser avec ce nouvel environnement, en particulier avec la musique pour me délecter de l’excellent son rendu par le système Bose de série sur cette version Premium Tech.

Rendu exceptionnel, réglages nombreux, notamment une ambiance surround paramétrable et restituée par de petits haut-parleurs au niveau des appuie-tête avant, bref, on se prend au jeu d’écouter tout ce que l’on peut mettre sur une clef USB de 16 Go.

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Bon point aussi, la possibilité de changer de dossier rapidement grâce à la molette à côté du lecteur CD, mais elle est trop loin de la main du conducteur. Et quitte à être aux reproches, j’ai vainement cherché la méthode de classement des dossiers et de certains fichiers musicaux… De plus, la clef met une trentaine de secondes à se charger au démarrage. Au final, c’est juste surprenant au début et long pour chercher un album précis, mais pas énervant, tant l’écoute se révèle flatteuse.

On trouve une ergonomie plus classique que le Q50, mais plus efficace. Se passer de boutons me paraît impossible aujourd’hui tant que les autres modes de commandes (tactiles ou vocales) ne seront pas optimisés. Rapidement, pour ce qui est de donner des ordres à la voix, cela oblige à appuyer sur le bouton chaque étape, or c’est finalement plus rapide via la molette, donc on abandonne.

Verdict de ces premiers kilomètres, je me suis immédiatement délecté de la douceur de fonctionnement global de la voiture. Le moteur et la boîte sont souples, les suspensions très prévenantes, la direction se pilote du bout des doigts, un vrai régal.

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Vient alors le moment fatidique où il faut se garer. Hélas, pas de miracle, le gabarit se fait sentir. Largeur et longueur au-dessus de la moyenne, rayon de braquage en rapport avec son physique, il ne faut pas hésiter à manœuvrer, chose que le Q70 accepte, de par ses commandes douces et surtout la caméra 360° qui permet de surveiller l’intégralité des alentours de la voiture. Si j’ai pu apprécier immédiatement cet équipement, les manœuvres faites plus tard dans les parkings souterrains l’ont rendu indispensable à mes yeux !

Un taureau ? Mais a-t-il des ailes ?

Désireux de rejoindre ma destination du soir en me faisant plaisir, je cherche à paramétrer le GPS afin d’emprunter les nationales. Après quelques recherches je trouve enfin, et voilà que je me retrouve à faire un détour par la Belgique et une rallonge de 300 km pour rejoindre mon Alsace natale ! N’arrivant pas à optimiser les réglages, je me contenterai de l’autoroute A4, mais là c’est le temps estimé qui me surprend : quasiment 7 heures alors qu’il en faut au bas mot 2 de moins. J’ai découvert plus tard que le GPS retenait les préférences de navigation et le mode de conduite pour s’adapter et sa précision dans les indications était nettement meilleure et conforme à mes habitudes au bout de 10 jours en ma compagnie.

Copilote en place, je cherche maintenant ma fille de 7 ans pour partir vers ce qui sera la destination principale de ce voyage, la Camargue. Pour le coup l’essai sera complet, agrémenté de l’avis d’une jeune retraitée, et le verdict plus exhaustif.

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Cette fois-ci pas d’hésitation, pour faire 800 km, ce sera autoroute tout du long. J’active le fameux bouclier qui regroupe le freinage d’urgence, la détection de véhicules dans les angles morts, l’avertisseur de franchissement de ligne et le freinage d’urgence en marche arrière si quelqu’un intervient dans un angle de vision que vous ne couvrez pas (c’est surtout utile en sortant des places de parking du supermarché, moins à 130 km/h). Pour en savoir plus sur les technologies embarquées dans les dernières Infiniti, vous pouvez relire tous les détails ici.

A vitesse stabilisée, le confort auditif est assuré par le double vitrage latéral, même si de légers bruits d’air subsistent. Avec le régulateur adaptatif enclenché, me voilà paré pour un trajet serein. À ceci près qu’en en ayant moins à faire, il devient parfois difficile de garder sa concentration sur long trajet. Heureusement, quelques détails vous impliquent à nouveau. Si vous approchez trop des lignes de séparation de voies, un signal vous rappelle que vous n’êtes pas à votre place. Plus agaçant, le régulateur de vitesse adaptatif est calibré trop à droite et a tendance à ralentir l’allure lors des dépassements.

Mais à l’heure d’arriver et de faire le bilan de ce trajet, il faut bien avouer que l’on a voyagé dans d’excellentes conditions de confort et de sécurité. Tout juste peut-on reprocher aux sièges de manquer de maintien, tant latéral que longitudinal, ce qui fait qu’on a un peu tendance à s’y enfoncer au fil des kilomètres, mais rien de grave.

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Les quatre jours suivants vont nous voir arpenter les routes de Camargue et des Cévennes, pas forcément toutes dans un état irréprochable. Là encore, le confort a été de premier ordre. La tenue de route un peu moins. Si la voiture n’a absolument rien de dangereux, elle n’a rien de dynamique non plus. Je m’explique : jamais elle n’a été prise en défaut, mais elle a une forte tendance à s’incliner dans les virages, voire à être attirée par l’extérieur s’ils sont abordés trop vite. Tout est ici clairement question de philosophie de conception.

De plus, si celle-ci a été clairement axée sur le confort, il est regrettable d’entendre le grondement du 220 CDI d’origine Mercedes mais d’ancienne génération. Mis en place lors du restylage, il est là pour remplacer l’ancien V6 DCI maison, malussé à 6 300 € et donc devenu invendable. Si la puissance est modeste (170 ch), elle suffit pour tenir une vitesse moyenne honnête et, surtout, le couple est bien fourni avec 400 Nm disponible dès 1 600 trs/min, mais lors des phases d’accélération, il sait se faire entendre, alors qu’à vitesse stabilisée, on peut voyager avec les tympans reposés.

A propos de la boîte, pourtant une 7G-Tronic elle aussi venue de Stuttgart, elle m’a paru lente, avec un sacré temps de réaction et même de passage de rapports. Le mode sport compense un peu en passant les rapports plus tard et en rétrogradent plus promptement, mais le temps de latence entre l’ordre donné et le passage effectif est flagrant en mode manuel. De même, elle a tendance à tomber deux rapports (et donc à faire gronder le moteur) pour récupérer 10 km/h, alors que le couple abondant et disponible permettrait de rester sur les apports élevés et donc dans des régimes moteur plus « silencieux ». Ce phénomène est surtout constaté avec le régulateur de vitesse en marche, on arrive à compenser quand on reste maître de l’accélérateur.

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Une fois la journée terminée sur les petites routes menant à Uzès, rien de mieux qu’un restaurant local à même de fournir mon plat préféré : une côte de taureau. Sur le retour, et en phase de digestion (300 g de viande ne laissent pas indifférent mon petit estomac), les trajets de nuit ont permis d’apprécier l’excellence des phares à LED, que ce soit par leur puissance ou leur dynamisme, ils sont en effet asservis à la direction et il est très appréciable de voir où l’on va dans les virages.

Plus tôt dans la journée, la température dépassant les 25 degrés m’a contraint à tester les sièges climatisés. Quel bonheur de sentir ce petit vent frais me rafraîchir le dos et l’arrière des cuisses au contact de ce cuir rendu chaud par le soleil. La nuit, j’ai profité de la fonction chauffante de cette même climatisation de siège, avec le même enthousiasme. Le réglage est simple, car accessible via une molette qui tombe sous la main et avec 3 niveaux de froid et autant de chaud, on trouve vite sa température idéale. Si je connaissais déjà les sièges chauffants (très utiles dans les hivers rigoureux de l’Est), c’était ma première fois concernant la climatisation. Et je dois avouer avoir été emballé par l’agrément proposé par ce système, discret et efficace.

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Un des avantages de notre équipe The Automobilist, c’est que nous sommes établis un peu partout en France et notre représentante dans le Sud, c’est France (non, sans jeu de mots). Je suis donc allé la voir pour lui présenter le modèle et lui laisser le volant sur les routes qu’elle connaît mieux que moi. Elle vous donnera ses impressions en fin d’article et, pour ma part, j’ai pu découvrir la banquette arrière… pardon, le canapé. Quel confort !!! Mise à part cette fameuse place centrale qui ne sert quasiment jamais, les deux places arrière sont à recommander pour les longs trajets, les petits aussi, les siestes, les films, les voyages interstellaires…

Dans la catégorie, la VW Passat et la Skoda Superb offrent plus de place, mais moins de moelleux pour les assises. Et vous trouverez un espace équivalent dans les premiums allemandes, là aussi avec plus de fermeté pour votre postérieur. En cherchant un peu on pourra reprocher d’avoir un dossier trop incliné et l’on retrouve le même souci qu’à l’avant : on glisse. Mais vraiment c’est pour pinailler, je me serai bien fait le retour à ces places-là.

Au lieu de cela, je vais reprendre ma place préférée, derrière le volant (on ne se refait pas, même si se faire conduire aurait été approprié et apprécié pour une fois), pour goûter les derniers détails qui vont bien, comme les indications précises du GPS (que ce soient les graphiques ou les vocales), et ceux qui vont moins bien, comme l’accoudoir central avant trop court et non réglable.

Faut-il voir rouge au moment de payer l’addition ?

Au chapitre budget, le placement d’Infiniti nous met en concurrence avec des Allemandes habituées à occuper le podium d’un segment que l’on croit créé pour elles, et un tour sur les configurateurs respectifs nous donne un avantage financier d’environ 10 000 € à équipement équivalent. Car si les prix de base sont comparables, la politique d’option n’a rien à voir et Infiniti tire son épingle du jeu des gros sous. Oui gros, nous sommes quand même sur une auto qui se  chiffre à  près de 55 000 € avec tous ses équipements.

Si vous voulez simplement vous déplacer dans une auto confortable, vous pouvez très bien acquérir un modèle en finition de base (elle n’a pas de nom spécifique) pour 45 000 € ou choisir une présentation plus sportive avec les finitions simplement baptisées… Sport ;).

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Niveau consommation, j’ai mesuré une moyenne de 6,5 l/100 km à vitesse stabilisée sur autoroute, et 7,2 l sur les petites routes à rythme plus soutenu (même si je suis vite revenu à quelque chose de plus souple). Ce qui reste raisonnable pour une limousine approchant les 1 900 kg à vide… Merci Mercedes pour la motorisation optimisée.

Alors au final, c’est pour qui ce Q70 ? Pour ceux qui cherchent un véhicule de hautes prestations, mais sans ostentation. En effet, si elle en impose par son gabarit, elle sait se faire relativement discrète. Quelques regards curieux m’ont accompagné lors de mon voyage, mais rien de méprisant.

Elle sera le compagnon idéal d’une flotte de voitures d’entreprise, d’un taxi à la recherche de confort et de prestance ou d’un particulier à la recherche d’un excellent rapport prix/prestations.

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J’ai pour ma part apprécié toutes ces qualités sans vraiment regretter ce qui m’a gêné. Le bruit qui me paraissait trop sourd au début n’a rien de perturbant au quotidien, le GPS s’est adapté à mon rythme de conduite et a affiné ses indications.

Si les Allemandes en remontrent à cette japonaise faite pour les États-Unis côté rigueur comportementale et finition, elles n’ont pas cette âme ni ce dessin d’inspiration nippone qui rend la voiture plus proche de ses occupants.

Alors à défaut d’avoir chevauché un taureau rouge, j’ai voyagé en excellente compagnie, ce que tous les occupants ont vérifié au cours de ces milliers de kilomètres, et ce n’est pas le cas de toutes ses concurrentes.

L’avis de France :

Lorsque Thomas est arrivé au volant du Q70 sur la piste principale pour atteindre le Mas, il se dégageait d’emblée une volupté, une élégance, un côté « so british » à la nippone de cette grande berline. Le Q70 est ce que Dior est à la haute couture, une idée de perfection. Le Q70 est superbe, des lignes harmonieuses, calibrées, même si l’arrière me semble terminé à la va-vite et que trop de plastiques sont remarquables au premier coup d’œil. La console centrale, magnifiquement laquée, l’est presque trop puisque j’ai cru de prime abord voir un ornement plastifié. J’ai alors été stupéfaite lorsque Thomas m’a expliqué la qualité et le travail du bois, je trouve cela presque dommage tant le bois utilisé est superbe naturellement. Le laquage profond de la carrosserie est subtil et signe de grande qualité.

L’habitacle avec l’aise qu’il apporte est incontestablement parmi les plus beaux et les plus pertinents connus et vus à ce jour, pourtant j’avais l’impression de ne pas faire partie de la bonne cible pour m’enorgueillir d’être au volant de ce vaisseau haut de gamme. Peur d’érafler, une taille conséquente pour un quotidien «ordinaire » (petites courses, trouver une place en 2 minutes devant l’école…). Des détails pourrez-vous penser, seulement, lorsque j’essaye n’importe quel modèle, je pense à cela : « Si je m’offrais cette voiture, comment vivrais-je avec au quotidien ? ».

J’imagine un homme d’affaire utilisant cette voiture pour subjuguer ses futurs clients, une grande famille, un long trajet, un Uber, et ils auraient entièrement raison !

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La prise en main du tableau de bord est déconcertante de facilité, la première vision côté conducteur est efficace. L’essentiel est à portée de main, sans quitter la route des yeux. Le sentiment sécuritaire est omniprésent dans toutes les situations : le chemin escarpé en marche arrière est un jeu d’enfant grâce à la qualité de la caméra de recul, la visibilité sur l’extérieur est optimisée grâce à la caméra 360°. Le seul point sur lequel je rejoins totalement Thomas est la « faiblesse » de ce moteur pour un tel gabarit. J’ai roulé sur les routes très sinueuses où l’on tourne avec plaisir dans l’arrière-pays cévenol mais je n’ai pas pu « attaquer ». Car lorsque la vitesse était là, le Q 70 glissait vers l’extérieur, c’est alors que simultanément nous nous sommes dit « Bon, nous allons y aller tranquillement, nous avons le temps » sauf que Thomas faisait un remake d’une pub Danone et qu’il était déjà 14 h… Fallait avancer pour déjeuner ! (Thomas : « Ben oui, 14 h, c’est tard pour passer à table, non ? »)

Le Q70 est le long courrier de l’automobile, confortable, distingué, harmonieux et surtout pas tape-à- l’œil. Je ne peux pas parler de coup de foudre pour ma part, toutefois, vu son tempérament raisonnable (et si je l’étais aussi), j’opterais certainement pour ce profil, pour un voyage, même qu’à deux âmes.


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